IXième " Jolies phrases sur New York "

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Catinus
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IXième " Jolies phrases sur New York "

Message par Catinus » 07 déc. 2004, 21:36

A la demande générale et puisque vous insistez ( hum-hum ! ), voici la plus belle phrase sur New York que j'ai jamais entendue, surtout quand elle est lue par Fabrice Luchini. Je l'avais déjà proposée sur l'ancien forum, en avril 2004. Elle est de L.F. Céline dans son ouvrage " Le Voyage au bout de la Nuit "

" Figurez-vous qu'elle était debout leur ville, absolument droite. New York, c'est une ville debout. On en avait déjà vu nous, des villes, bien sûr, et des belles encore, et des ports et des fameux mêmes. Mais chez nous, n'est-ce pas, elles sont couchées, les villes, au bord de la mer ou sur les fleuves, elles s'allongent sur le paysage, elles attendent le voyageur, tandis que celle-là, l'Américaine, elle ne se pâmait pas, non, elle se tenait bien raide, pas baisante du tout, raide à faire peur. "

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patricia
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Message par patricia » 08 déc. 2004, 12:08

Bon ben alors John Lee maintenant qu'on a eu ce qu'on demandait on pourrait au moins lui faire un commentaire à notre cher catinus.

Moi je dirais que la jolie phrase est révélante !
:wink:

non allez sérieux : elle est très vraie :)

bonne journée à tous
:)

John Lee
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Re: IXième " Jolies phrases sur New York "

Message par John Lee » 08 déc. 2004, 12:34

Catinus a écrit :A la demande générale et puisque vous insistez ( hum-hum ! ), voici la plus belle phrase sur New York que j'ai jamais entendue, surtout quand elle est lue par Fabrice Luchini. Je l'avais déjà proposée sur l'ancien forum, en avril 2004. Elle est de L.F. Céline dans son ouvrage " Le Voyage au bout de la Nuit "
D'abord c'est du recyclé a ce que je vois :D

Sinon en effet phrase assez vrai de Céline

Comme on fait dans les grands de la litterature voici Sartre
J’aime New-York. J’ai appris à l’aimer. Je me suis habitué à ses ensembles massifs, à ses grandes perspectives. Mes regards ne s’attardent plus sur les façades en quête d’une maison qui, par impossible, ne serait pas identique aux autres maisons. Ils filent tout de suite à l’horizon chercher les buildings perdus dans la brume,qui ne sont rien que des volumes, plus rien que l’encadrement austère du ciel. Quand on sait regarder les deux rangées d’immeubles qui, comme des falaises,bordent une grande artère,on est récompensé : leur mission s’achève là-bas, au bout de l’avenue, en de simples lignes lignes harmonieuses, un lambeau de ciel flotte entre elles.
New-York ne se révèle qu’à une certaine hauteur, à une certaine, à une certaine vitesse : ce ne sont ni la hauteur, à une certaine distance, à une certaine vitesse : ce ne sont ni la hauteur, ni la distance, ni la vitesse du piéton. Cette ville ressemble étonnamment aux grandes plaines andalouses : monotone quand on la parcourt à
pied, superbe et changeante quand on la traverse en voiture.
J’ai appris à aimer son ciel. Dans les villes d’Europe, où les toits sont bas, le ciel rampe au ras du sol et semble apprivoisé. Le ciel de New-York est beau parce que les gratte-ciel le repoussent très loin au-dessus de nos têtes. Solitaire et pur comme une bête sauvage, il monte la garde et veille sur la cité. Et ce n’est pas seulement une promotion locale : on sent qu’il s’étale au loin sur toute l’Amérique ; c’est le ciel du monde entier.
J’ai appris à aimer les avenues de Manhattan. Ce ne sont pas de graves petites promenades encloses entre des maisons : ce sont des routes nationales. Dès que vous mettez le pied sur l’une d’elles, vous comprenez qu’il faut qu’elle file jusqu’à Boston ou Chicago.

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