Jolies phrases sur New York ( Part 18 )

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Catinus
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Jolies phrases sur New York ( Part 18 )

Message par Catinus » 23 oct. 2004, 10:26



" Oui, parce qu'il faut qu'ils voient cela, mes gosses, cette lumière, cette rivière. J'aime New York, bien que ce ne soit pas à moi dans le sens où le choses vous appartiennent : un arbre , une rue, une maison. Mais quand même quelque chose là m'appartient parce que je lui apppartiens. "


in " Petit déjeuner chez Tiffany " de Truman Capote.

John Lee
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Message par John Lee » 23 oct. 2004, 11:51

New York, cet eldorado des temps modernes, ou, racontait-on aux
petits enfants d'Europe, les rues etaient pavees d'or,et la terre si vaste
et si genereuse que tout le monde pouvait y trouver sa place

Franz Kafka

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Message par John Lee » 01 nov. 2004, 17:00

New-York s'éloignait. A ma gauche s'ouvrait l'Hudson ( ou rivière du Nord ), sans ponts ; à ma droite, la rivière de l'Est enjambée par l'arche métallique de Brooklyn qui, dans la brume, s'augmentait, comme un arc-en-ciel double, d'un second pont, celui de Manhattan ; devant moi, les gratte-ciel s'étageaient, montaient, à mesure que je prenais du champ. La Standard Oil dominait de son campanile conique à quatre obélisques toutes ces tours carrées. Vieux gratte-ciel cubiques, pareils à des piles de planches dans les scieries mécaniques au bord des rivières et les nouveaux, avec leurs étages en retrait, comme pour escalader les nuages. Je conserve un souvenir lumineux et fortifiant de la pyramide à degrés du Banker's Trust, de la tour Singer, du phallus carré de l'Equitable, de l'American Telegraph and Telephone, du Woolwoorth. Je ne leur trouve pas seulement une beauté décorative : ils me donnent une satisfaction profonde ; ils n'ont pas grandi ainsi pour le plaisir d'étonner les étrangers, d'effrayer les immigrants; s'ils ont monté à de telles hauteurs, c'est qu'il fallait utiliser les dernières parcelles d'un roc qui allait faire défaut ; ils se sont élevés naturellement, comme le niveau d'un fleuve à mesure qu'il se rétrécit dans l'encaissement de ses rives.
Paul MORAND "NEW-YORK"

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Message par John Lee » 01 nov. 2004, 20:57

«A New York, tout le monde cherche quelque chose. Des hommes cherchent de femmes, et des femmes cherchent des hommes. […] Les touristes cherchent un endroit où s’asseoir, des escrocs cherchent des touristes, des flics cherchent des escrocs. […] Dans l’East Side, presque tout le monde cherche un statut, alors que dans le West Side, presque tout le monde cherche un régime réellement efficace. A New York, tout le monde cherche quelque chose. Et de temps à autre, quelqu’un trouve ».
Westlake " Aztèques Dansants"

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Message par John Lee » 04 nov. 2004, 21:06

La nuit, en descendant le long de la route qui suit la rivière, des myriades de soleils vous éblouissent, une espèce de voie lactée qui s'étend de la ville vers le sud, et s'empare de la cité dans une brillante démonstration de magie électrique.
Tout autour de la ville, les réverbères des boulevards extérieurs scintillent, proches ou lointains, et viennent se reflèter dans les eaux sombres de la rivière.
Les fenêtres éclairées des immeubles grimpent de plus en plus haut vers les étoiles en lumineux rectangles, et vont se fondre dans le halo vert, jaune et orange qui embrasent le ciel.
Les feux verts et rouges alternés ont l'air de vous faire de l'oeil et, le long de la rue principale, tout cet étalage incandescent se mélange en une aveuglante orgie de couleurs.
La ville s'offre comme un écrin éblouissant de bijoux de prix, stratifiés en couches lumineuses d'une vibrante intensité.
Les maisons forment le décor.
Face à la rivière, elles brillent de tous leurs feux artificiels. On les contemple, fasciné, en retenant sa respiration.
Derrière les maisons, derrière les lumières, il y a les rues.
Dans les rues, il y a les ordures."
ED Mc Bain

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Message par John Lee » 05 nov. 2004, 15:17

allez hop une autre tournée

Je ne connais guere d'autres villes, seulement Philadelphie et Albany, mais je suis sure que New York est la ville la plus laide et la plus sale au monde. On y trouve les batiments les plus laids et les gens les plus mesquins. Et les pires flics, à coup sur. S'il existe un endroit plus horrible que New York, il doit ressembler à l'enfer et empester la chair grillée. Et justement c'est l'odeur de New York en été
James Baldwin "Si Beale Street pouvait parler" 1980

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Message par John Lee » 08 nov. 2004, 14:16

Dans son dernier album Lavilliers rend hommage a Brooklyn
BROOKLYN

C’est pas le paradis
Il y a du parfum dans l’air
Et puis de vrais amis
Qui font tourner les verres

Je ne peux pas sortir d’ici
Avant de trouver la rime
Que me fait passer mes nuits
Dans ce bar de Brooklyn

C’est près de Manhattan
Mais c’est tellement ailleurs
Que le temps se pavane
Avec d’autres couleurs

Il y a un juif arménien
Qui parle de Caruso
Avec un brésilien
Qui se tape un rizotto

Brooklyn Brooklyn Brooklyn by the sea
Brooklyn Brooklyn Brooklyn by the sea

De longs nuages partent en voyages
Juste au-dessus des toits dans un nuage juste au passage
Un souvenir de toi

Et la rivière fuit
Sous les ombres du pont
Et ton visage aussi
Il me reste ton nom

Cette ville horizontale
Cette femme allongée
Cette lumière verticale
Ce souffle de rosée

Le jour ou tu viendras
T’installer à Brooklyn
Je sais que tu comprendras
Cette ville est ma frangine
Cette ville est ma frangine

Brooklyn Brooklyn Brooklyn by the sea
Brooklyn Brooklyn Brooklyn by the sea……….

Chris
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Message par Chris » 08 nov. 2004, 14:31

Quel féstival ! :lol:

Merci en tout cas pour ce petit moment de culture ;-)

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Message par John Lee » 08 nov. 2004, 22:26

Lou Reed "New-York City Man"
It can only lead to trouble if you break my heart
If you accidentally crush it on the ides of March
I'd prefer you were straight forward
You don't have to go through all of that
I'm a New York city man, baby
Say "go" and that is that
New York city man, you just say "go" and that is that
I'm a New York city man, you just say "go" and that is that
It's far too complicated to make up a lie
That you'd have to remember and really why
I wouldn't want to be around you
If you don't want to have me around
I'm a M-A-N-N man
Slink your eyes and I'll gone
I'm a M-A-N-N man, slink your eyes, honey, I love you, and I'll gone
New York city man, slink your eyes and I'll gone
Brutus made a pretty speech but Caesar was betrayed
Lady Macbeth went crazy but Macbeth ended slain
Ophelia and Desdamona dead leaving Hamlet in a play
But I'm no Lear with blinded eyes
Say " go " and I am gone
The stars have shut their eyes up tight
The earth has changed it's course
A Kingdom sits on a black knight's back
As he tries to mount a white jeweled horse
While a clock full of butterflies on the hour
Releases a thousand moths
You say " leave" and I'll be gone
Without any remorse
No letters faxes phones or tears
There's a difference between
Bad and worse
I'm a New York city man, blink your eyes and I'll be gone
New York city - man, blink your eyes and I'll be gone
New York city, I love you, New York city man
New York city, I love you, blink your eyes and I'll be gone
Just a little grain of sand
New York city, ooohhh, I love you
New York city, baby, blink your eyes and I'll be gone
I love you

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Message par John Lee » 06 déc. 2004, 19:54

Ben alors Mister Catinus, ca fait longtemps que l'on a pas eut une belle phrase de NY de ta part....tu n'as toujours pas finit de regarder le DVD de Diana Krall :D

Allez une petite phrase pour passer le temps
"New York etait un espace inepuisable, un labyrinthe de pas infinis."
Paul Auster

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Message par patricia » 07 déc. 2004, 09:51

je suis entièrement d'accord avec toi John Lee il y a bien longtemps ...tu es le seul à nous envoyer

De belles phrases sur NY

comme les belles chansons

super à lire

allez Catinus ne nous oublie pas et fait nous partager tes lectures sur NY
:wink:
patricia :D

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Message par John Lee » 07 déc. 2004, 19:32

Pour encourager Catinus une petite phrase de Claude Levis Strauss
"ceux qui declarent New York laide sont seulement victimes d'une illusion de la perception....Ils s'obstinent a juger New York comme une ville...,mais le spectacle qu'elle propose à la sensibilité européenne est d'un autre ordre de grandeur."

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Message par John Lee » 08 déc. 2004, 12:37

une petite chanson de Yves Simon


J'ai rêvé New York

J'ai rêvé New York, New York City sur Hudson.

- Monsieur Lester Young, si une bombe atomique
tombait sur New York, que feriez-vous ?
- J'briserais la vitrine chez Tiffany et j'piquerais tous les bijoux.
- Monsieur Gregory Corso, qu'est-ce que la puissance ?
- Rester au coin d'une rue et n'attendre personne.
- Bonjour Monsieur Hendrix, je suis du New York Times !
- Salut, moi je suis de la planète Mars !

J'ai rêvé New York, New York City sur Hudson.

Babylone, tu te shootes et tu rêves
Babylone, tu fumes trop et tu crèves
Babylone, tu exploseras sur un graffiti de New York !

Quand il pleut des cordes -- Roule en Ford
Si tu veux faire mac -- Roule en Cadillac
Si tu veux faire chic -- Roule en Buick
Si tu Rockfeller -- Roule en Chrysler

J'ai rêvé New York, New York City sur Hudson.

Nous étions arrivés balancés par des filins d'acier
Manhattan Bridge
Du haut de nos chevaux nous regardions les fumées
Brooklyn Bridge
De l'asphalte, des morceaux de pneus, de la gomme et des souliers
Queensbrough Bridge
J'ai dit " Nous détacherons les ponts de cette cité "
Williamsburg Bridge
Pour qu'elle puisse s'envoler
George Washington Bridge

Pour qu'il n'y ait plus
De sang Blood
De sueurs Sweat
Ni de larmes Tears
Seulement le silence coincé entre mon rêve et deux océans

J'ai rêvé New York, New York City sur Hudson.

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Message par John Lee » 08 déc. 2004, 12:39

Tant que j'y suis chez Yves Simon

Une autre, une autre, une autre

Bon Ok

Manhattan
Dans les rues de Central Park,
Y'a des Noirs portoricains
Qui bing-bonguent du steel-band
Et puis frappent avec les mains.

Dans la 42e Rue
Y'a Ken Jerry et Sandra
Qui vendent avec leur charrette
Des bretzels et du coca.

Les sirènes de la police
Vous rappellent Clyde et Bonnie,
Mais c'est pas du cinéma
Quand ils frappent c'est comme ici.

Dans la petite Italy
Des femmes causent sur le trottoir
Pendant que leurs maris
Conspirent autour des billards.

Sur un trottoir de Harlem
Deux p'tites filles sautent à la corde
Près d'un piano déglingué
Qu'on décharge d'une vieille Ford.

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Message par patricia » 08 déc. 2004, 19:36

super John Lee de relancer les belles phrases et les beaux textes sur New York :)
et comme on dirait : à toi et à catinus : encore encore encore
:wink:
patricia :)

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